Le VUL est considéré en France, sur le plan réglementaire et normatif, comme un véhicule traditionnel. Il ne bénéficie pas, contrairement aux poids lourds ou à certains véhicules spéciaux, de dispositions particulières pour son aménagement.
Son utilisation professionnelle intensive, son faible niveau d’équipements de sécurité de série et l’âge moyen du parc (environ 8,5 ans) sont de nature à maintenir en circulation des véhicules sous-équipés et à créer les conditions d’un risque d’accidents plus élevé avec, comme corollaire, une gravité supérieure des conséquences.
Hormis les formalités réglementaires d’homologation, le VUL ne fait l’objet d’aucune évaluation Euro Ncap5 de son niveau de sécurité.
Bonnes pratiques
L’enquête VUL de la CNAMTS fait le constat suivant : alors que le relevé des défauts visuels apparents est effectué par l’opérateur dans 80 % des cas, la formalisation écrite permettant la traçabilité de l’entretien du véhicule n’existe que dans 25 % des cas.
Un carnet de suivi et d’entretien affecté au véhicule permet de conserver la trace du relevé des défauts apparents et des diverses remarques des conducteurs. Il incite également l’entreprise à définir clairement les règles relatives à l’entretien du VUL en précisant les tâches de chacun :
- liste de points à vérifier par le conducteur avant le départ,
- modalités d’usage du carnet de signalement des anomalies,
- modalités de maintenance et d’entretien : fréquence de contrôle, vérifications, nettoyage, entretien périodique…
La systématisation du carnet de suivi et d’entretien permet :
- de garantir un meilleur état général du véhicule et d’améliorer à terme l’état du parc des VUL en service,
- de mettre à disposition de tous les conducteurs une information actualisée sur l’état des véhicules.

